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MessagePublié: 21 Jan 2013, 15:48 
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Comme je l'ai développé dans un autre fil, je crois qu'au contraire les GDS sont sur-estimés. En outre, on ne peut pas, même avec un EROI positif, négliger l'aspect économique du coût des non-conventionnels.
En gros, oui, il y aura toujours du pétrole... pour ceux qui auront encore un job et les moyens de s'acheter une voiture.

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 16:01 
Un petit témoignage indirect. Une fois par an, je vois une vieille connaissance gérante de station service sur autoroute. Je lui ai demandé cette année dans quelle mesure la notion de pic était présente dans leurs discussions internes, leurs prévisions, leurs vie de pétrolier quoi.
Réponse: dans aucune mesure. Cela n'existe pas. (Ce n'est donc pas nié, cela n'existe pas).


Supertomate


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MessagePublié: 21 Jan 2013, 16:14 
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Supertomate demande donc à un boucher si l'impérieuse nécessite du végétarisme pour sauver le monde fait partie de leurs discussions internes.
Ou a un boulanger si c'est le pain ou le beurre qui fait grossir.
A un militaire de carrière si l'intervention au Mali est légitime.
A un métallo de Florance si on doit transférer la production à Dunkerque.

"Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand son salaire exige qu'il ne le comprenne pas."
Upton Sinclair

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 16:28 
phyvette prend un peu supertomate pour un con.

Je demande à quelqu'un qui n'a rien à me vendre et avec qui je partage noël depuis 20 ans si cette notion est présente chez eux. Il me dit, "non", je le crois connaissant l'individu.

Hors, je suis persuadé que quand une pénurie de farine s'annonce, les boulangers en discutent, non?
Je trouve qu'aucun de tes trois exemples ne correspond à mon anecdote.


Quant à la phrase de sein clair que j'aime beaucoup, elle n'a rien à voir non plus. Il ne s'agit pas de savoir si mon interlocuteur comprend ou pas la notion de pic, il s'agit de savoir si dans son boulot la notion existe.


Supertomate, sain et clair.


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MessagePublié: 21 Jan 2013, 16:42 
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supertomate a écrit:
phyvette prend un peu supertomate pour un con.
En aucune façon, ce serait une grave érreur.
Pourtant c'est bien chez les professionnels, qu'on rencontre le plus de déni sur leur profession.
Et tu peux prendre dans ton entourage n'importe quel professionnel au hasard pour vérifier.
Les patrons trouvent le coût du travail trop cher.
Les salariés, les salaires trop faibles.
Les retraités, les pensions ridicules.
Les cotisants trouvent les cotisations trop lourdes

"Et on peut même pas remplacer les uns par les autres ; c'est les mêmes." Coluche

Il ne peut pas y avoir pénurie de farine... :mrgreen:

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 17:53 
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Va demander à un athée s'il croit en la survivance de l'âme après la mort.Il va te répondre qu'il ne se pose même pas la question... :D

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 17:59 
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phyvette a écrit:
Il ne peut pas y avoir pénurie de farine... :mrgreen:
Exactement! Elle peut juste devenir trop chère et c'est la faute au gouvernement ou aux spéculateurs.

Ça me rappelle quelque chose mais quoi... :-k

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 18:56 
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Y'aura juste une pénurie d' acheteur de farine.

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MessagePublié: 21 Jan 2013, 21:59 
Je me sens bien plus en phase avec ce qui vient d'être dit ("aveuglement professionel") qu'avec ce qui avait été dit précédemment.



Supertomate qui se demande si l'aveugle ment


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MessagePublié: 22 Jan 2013, 01:01 
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supertomate a écrit:
Supertomate qui se demande si l'aveugle ment
Toujours.

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MessagePublié: 22 Jan 2013, 03:14 
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l'aspo qui semble avoir minorer le dossier GAS et ses développements
(Hyperion)

En matière de pic pétrolier il devient la norme d'intégrer tous les substituts au pétrole qui permettent de faire des carburants liquides, du charbon à la canne à sucre en passant par le gaz et le maïs.
Le pic "tous liquides" n'est pas le "pic pétrolier".
Le pic pétrolier concerne le pétrole, pas les carburants.
On peut penser que les carburants synthétiques permettront d'amoindrir, de retarder voire d'effacer les effets du pic pétrolier, mais en aucun cas de le retarder, puisqu'ils n'est pas légitime de les intégrer dans le calcul.
C'est ma position et je la partage.


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MessagePublié: 22 Jan 2013, 09:04 
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supertomate a écrit:
Je me sens bien plus en phase avec ce qui vient d'être dit ("aveuglement professionel") qu'avec ce qui avait été dit précédemment.



Supertomate qui se demande si l'aveugle ment

""Mais que diable cherchent ils au ciel , tous ces aveugles"" ( Baudelaire ?)

ta remarque sur l' "aveuglement professionnel" rejoint la discuss sur l' aliénation de l' autre fil .....Nous prenons fait et cause pour notre situation présente , uniquement parcequ ' elle est la notre et que la remettre en cause serait d' une certaine façon "perdre la face" et reconnaitre de mauvais choix ....pour la profession , on peut y rajouter la peur du futur ( les peurs) liées a cette activité . Un refus plus ou moins conscient de variation de notre mode de vie ...tout changement est traumatisant .....cet ensemble de raisons induit avec la masse des acteurs une "rigidité" et l' explique ......Elle explique aussi le fait qu' on accélère a qqs mètres du mur.

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MessagePublié: 22 Jan 2013, 10:42 
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@lharmas : Ça fait des années que je suis révolté par l'intégration des "tous liquides" dans les chiffres de production destinés au public. C'est l'écran de fumée officiel qui s'ajoute à l'aveuglement personnel.

"Cachez ce peak que je ne saurais voir"

et pour paraphraser la citation de Sinclair quelques posts plus haut :

"Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand sa santé mentale exige qu'il ne le comprenne pas."

La majorité des automobilistes ignorent qu'il y a des agrocarburants dans leur réservoir. D'ailleurs ils s'en foutent. Tout ce qu'ils veulent c'est continuer à entendre "tout va bien, les pompes seront toujours approvisionnées"

Et quand bien même ils seraient informés, combien feraient le rapport, au moment de faire le plein, entre les agrocarburants dans leur réservoir et la faim dans le monde? Ils continueront à donner quelques pièces aux associations humanitaires pour ces pauvres gens qui ont faim, mais refuseront d'intégrer qu'ils sont eux-même les affameurs en utilisant les terres arables pour faire rouler leur caisse.

D'ailleurs ils ne sont pas responsables, ils n'ont rien fait de mal, juste remplir un réservoir avec un liquide prévu pour ça.

Dormez braves gens, il est minuit et tout va bien.

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MessagePublié: 22 Jan 2013, 11:35 
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Ils ont quand même mis un bulletin dans l'urne et participé au discours anti "écolo-bobos qui empêchent de faire tourner l'économie en rond".
L'écologie ça commence à bien faire, on a des africains à dézinguer nous.

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 Sujet du message: Pétrole : Quels Coûts ?
MessagePublié: 29 Mars 2013, 14:15 
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Brut lourd
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Le déluge pétrolier

Des experts annoncent une ère d’abondance. Les cours de l’or noir pourraient descendre à 20 dollars

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a perdu ses repères. Il lui est de plus en plus dif­ficile de prévoir l’évolution à moyen terme des prix du pétrole, laisse-t-elle entendre dans ces derniers rapports mensuels. Certains ne s’en étonnent pas. Nous vivons «la révolution du siècle», avance Leonardo Maugeri, ancien directeur de la stratégie du groupe pétrolier italien ENI, ­professeur à la Harvard Kennedy School, connu pour ses analyses prospectives et ses critiques sévères sur le manque d’anticipation de l’AIE. Pétrole et gaz non conventionnels, nouvelles technologies de forage et de récupération, exploration systématique des bassins sédimentaires, records d’investissement, l’industrie pétrolière est entrée dans une nouvelle ère d’abondance, quasi sans fin, selon certains experts. Symboliquement, l’annonce par le ­Japon et les Etats-Unis d’une possible exploitation des immenses réserves d’hydrates de méthane vers 2017, ce mélange cristallisé d’eau et de gaz naturel piégé au fond des mers, ne fait que souligner ce moment si particulier où bon nombre d’ouvrages sur la fin du pétrole ou la lutte sanglante pour les derniers puits paraissent avoir été écrits pour une tout autre planète.

On estimait, il y a peu encore, les réserves de brut exploitables équivalentes à 40 ou 50 années de consommation. On parle au­jour­d’hui d’un siècle au moins, de deux siècles pour le gaz et bien davantage encore pour les hydrates de méthane. Leonardo Maugeri n’exclut plus un effondrement du prix du pétrole. Les plus pessimistes parlent de cours retombant à 20 ou 30 dollars, les plus réalistes prévoient un plateau à 50 ou 80 dollars le baril, cette dernière fourchette correspondant aux coûts moyens d’exploitation des pétroles non conventionnels (huiles de schiste, pétrole des sables bitumineux, gisements marins à de très grandes profondeurs). Un krach des prix pourrait même se produire au moment où on ne l’attend pas, pour peu que l’Irak se mette à produire plus rapidement et que ralentisse la conjoncture mondiale. L’Arabie saoudite en a ­conscience et tout montre qu’elle va lever le pied, laissant les Etats-Unis devenir le premier pro­ducteur mondial d’or noir, un ­retournement spectaculaire, inimaginable il y a dix ans à peine.

Dans le pays où fut installé le premier puits, en 1859 à Titusville par Edwin L. Drake, la révolution est en marche et bien visible. Le pays tout entier se couvre à nouveau de derricks, d’anciens gisements mythiques que l’on pensait définitivement épuisés sont rouverts grâce aux techniques modernes consistant à injecter de l’eau, du gaz carbonique et des produits chimiques. C’est le cas des célèbres puits du bassin de la Kern River, au nord de Bakersfield (Californie). Abandonnés à la fin de la deuxième guerre mondiale, remis en service en 2007, ils produisent aujourd’hui davantage de pétrole qu’aux heures les plus glorieuses de leur exploitation. Ils sont devenus emblématiques d’un boom pétrolier que les majors envisagent de répliquer partout ailleurs.

Jusqu’ici, on considérait que le pétrole classique, celui que l’on récupère de gisements enfouis à 2000 ou 3000 mètres sous la roche ou les sédiments, était à 70% sous la surface du Moyen-Orient. En cinq petites années, tout a changé. L’industrie s’est mise à ­rechercher systématiquement des pétroles non conventionnels, notamment les huiles de schiste, un cousin germain du gaz de schiste, et d’autres types de pétrole, comme les sables bitumineux, qui existent sous une forme visqueuse et épaisse, mélange de pétrole, d’eau et de sable. Alors que la prospection est systématique sur le continent américain, elle est balbutiante ailleurs, notamment dans les anciens territoires soviétiques, en Afrique ou en Asie. Selon Leonardo Maugeri, seul un tiers des bassins sédimentaires de la planète a été exploré jusqu’ici. Ce qui veut dire que le boom américain pourrait bien se produire ailleurs. La Russie ­annonce vouloir inventorier ses réserves de gaz et d’huiles de schiste.

Quant aux techniques de récupération les plus efficaces, elles ne sont encore appliquées que dans une minorité de puits et ­forages. Bref, pour autant que le prix du baril ne descende pas durablement en dessous de 60 à 70 dollars, les quantités de pétrole que l’on considère comme exploitables augmentent notablement, à tel point que certaines majors décident de geler l’exploitation de pétroles situés dans des régions très difficiles d’accès, ne voulant pas se retrouver piégées par une brutale baisse des cours. L’ère d’abondance pétrolière ne ferait en effet que commencer, selon Leonardo Maugeri. C’est une bonne nouvelle au plan strictement économique, ainsi qu’en témoigne l’insolente reprise américaine. Mais c’est déjà un désastre environnemental et un cauchemar pour la stabilité du climat. Trente-deux économistes de grand renom, dont huit Prix Nobel, ont écrit au président Barack Obama pour l’inviter à introduire sans plus tarder une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre, en particulier sur le CO2, afin d’éviter un déluge d’hydrocarbures qui anéantirait tous les efforts pour améliorer le bilan écologique de la planète bleue. Ils préconisent de commencer modestement par une taxe sur le trafic aérien, envisagée par l’Europe mais bloquée par les Etats-Unis et la Chine. Enfin, aucune des nouvelles politiques éner­gétiques ne résistera longtemps à la concurrence d’hydrocarbures durablement «bon marché», scénario que l’on pensait appartenir au siècle passé et non au XXIe…


http://www.letemps.ch/Page/Uuid/53937fc ... 34bba5%7C1


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